Bridging Foundations for a Liveable Future (version fr)

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Le projet «Bridging Foundations for a Liveable Future»* est né en Europe dans les premières semaines du confinement. Une situation exceptionnelle, il a demandé une action exceptionnelle…

Créé par deux personnes qui aujourd’hui ne se sont toujours pas vus en personne, nous savions que nous partagions beaucoup. Surtout, la connaissance des personnes qui ont le plus inspiré notre vie et notre travail. Ce sont les personnes que nous avons invitées à se joindre à notre projet. @liveablefuture (un avenir vivable)

Pourquoi ce projet ? Pourquoi maintenant ?

Les grands changements, me rappellent qu’ils sont toujours une opportunité de choisir. Le choix est quelque chose de personnel. Nous choisissons comment nous percevons ce qui se passe. Choisissons ce que nous ressentons. Et choisissons comment nous voulons y répondre.

Ce projet est un cadeau

Nous ne pouvons choisir qu’en fonction de ce que nous savons. Nous voulions donc offrir un peu de la sagesse de ceux que nous admirons le plus. Pas en leur demandant à «nous raconter les réponses», résultant toujours en monologue. Pour trouver ce type d’information, il suffirait de chercher sur le Web et on y trouverait de bonnes informations. Mais non, nous voulions que l’intervention soit personnelle et fondée sur l’actualité, sur ce que nous vivons maintenant. Nous les avons donc invités pour deux choses.

Premièrement, nous les avons invités à partager leurs questions, pas leurs réponses. Trop souvent, on leur demande des réponses. Cette fois, nous leur avons proposé un espace où ils pourraient partager leurs doutes, leurs préoccupations, ces choses auxquelles ils n’ont pas « la réponse ». Pour ouvrir la conversation. Questions significatives

Deuxièmement, l’invitation était d’engager une conversation. Comme le dit Humberto Maturana, une conversation est une forme de « vivre ensemble ». À ne pas confondre avec deux personnes (ou plus) qui disent tout ce qu’ils veulent dire, trop souvent sous forme d’un monologue. Conversations inspirantes

Le programme

Nos invités n’ont accepté que trop volontiers. Nous partagions le même désir d’atteindre ceux intéressés et la volonté de « co-créer » quelque chose ensemble. Nous étions en bonne compagnie.

Et nous étions riches. Riche en diversité de toutes sortes. Certains peuvent connaître plusieurs speakers, mais peu les connaîtront tous. Et il y en a pour tous les goûts.

L’œuvre de vie de chaque intervenant est remarquable. Présenter cela ferait un livre entier, et un livre riche si je puis ajouter. Je ne le ferai pas ici. Mais permettez-moi de partager brièvement les domaines dans lesquels ils se sont engagés au cours des Conversations Inspirantes.

Humberto Maturana et Otto Scharmer, deux savants très influents, parlent d’humanité, de discrimination, de confiance, d’honnêteté et d’amour. De la manière la plus intime.

Fritjof Capra et Anil Gupta leur rencontre m’a rendu très heureuse. Voir à quel point la science présentée par Fritjof sur «la vue systémique de la vie»*(a System View of Life) s’accorde avec les initiatives concrètes de l’innovation sociale ou populaire (grassroot) dans lesquelles Anil s’est engagée depuis plus de 3 décennies. La pensée systémique est largement appliquée et expliquée.

Vandana Shiva, Michel Bauwens et Pedro Tarak ont ​​abordé des aspects plus économiques d’initiatives, de l’entreprise et de l’économie dans son ensemble. Les Communs et son retour ont été le grand point commun de cette conversation.

Scilla Elworthy et Muhammad Yunus, dont le travail de chacun eu un tel impact mondial, nous ont partagé les plus aspects intimes de l’écoute et de l’apprentissage et sur ce qu’il leur a fallu pour agir.

Peter Senge et Gunter Pauli se connaissent, bien que les 2 messieurs ne se soient pas rencontrés depuis plus de 10 ans. Au fil du temps, chacun a évolué vers l’apprentissage et la créativité, en particulier chez les jeunes. Une grande reconnaissance est donnée à «la vue systémique de la vie » et à l’œuvre de Fritjof Capra qui a influencé le travail de tant d’entre nous.

Ann Moradian, Arvind Singh Mewar de Udaipur et Gonzalo Munoz ont engagé une conversation pour « voir plus loin ». Plus loin dans les visions mondiales lors des COP pour considérer le local, plus loin dans notre raison d’inclure nos corps et nos mouvements, plus loin que les réalités urbaines en incluant les réalités rurales.

Jane Goodall nous offre son point de vue sur l’éducation, à l’école et au-delà. Cela sert de base à la conversation entre Marina Silva et Ximena Davila, deux femmes extraordinaires qui ont repoussé les limites de leur travail.

 

Conclusion

La plupart des orateurs ne s’étaient pas rencontrés avant @liveablefuture. Chacun a son propre domaine spécifique. Cela a contribué à la richesse des conversations, à travers la diversité des individus, tout en touchant des points communs.

Parfois, des alignements surprenants émergent, comme le sujet des «Communs» (Shiva-Bauwens), la conversation intime (Maturana-Scharmer) ou par une complémentarité exceptionnelle (Capra-Gupta).

«Apprendre», je dirais, apparaît comme un fil rouge. Certes, apprendre est une affaire personnelle et intime, lié à nos pensées et nos sentiments, aussi lié à notre corps, notre curiosité et notre choix de confiance.

C’est aussi une affaire collective. Nous apprenons lorsque nous sommes connectés, en s’offrant de la confiance, et dans le « vivre ensemble » d’une conversation. Et c’est une affaire collective des sociétés que nous représentons, des activités que nous entreprenons, des inventions que nous développons et les économies que nous créons.

Mon souhait est que, à travers ces vidéos chacun de nous reconnaisse le choix que nous avons et les opportunités quotidiennes d’apprendre et de vivre. Pour nous aider à créer collectivement le monde dans lequel nous souhaitons vivre, pour un avenir vivable.

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